Bienvenue à tous ceux qui aiment lire ...

Lire, pour moi, c'est échapper au quotidien tout en restant proche des hommes et de leurs réalités ...

jeudi 29 mars 2012

Du domaine des murmures de Carole Martinez

Gallimard, 2011, 200 p., 16,10€
Du domaine des Murmures a obtenu le prix Goncourt des lycéens 2011, prix que je ne rate jamais depuis quelques années parce que les lycéens et leurs professeurs sont exigeants et se fichent bien des intérêts divers. Goût de la littérature et indépendance donc ...
C'est un roman étrange et envoûtant par moment, qui nous emmène très loin dans le temps.
Au Moyen Age, Esclarmonde, fille du seigneur des Murmures, refuse le mariage et son corollaire, l'asservissement aux hommes (entendre le sexe masculin). Dès lors, la seule possibilité qui s'offre à elle est de vouer son existence à Dieu, de vivre en "recluse". Elle y réussit au-delà de ses espérances, mais, bien qu'enfermée dans son étroite cellule, la vie lui réserve beaucoup de surprises ...
Quelle richesse dans ces 200 pages !
Le roman commence par une visite du château des Murmures de nos jours et la description de ce sentiment, que j'ai moi-même ressenti, d'entrer en communion avec le lieu, d'y sentir la richesse du passé et l'enchevêtrement des destins qui s'y sont croisés ... Très belle introduction qui servira de conclusion aussi, puisque le roman finit sur la (presque) même phrase, suggérant qu'une brise nous a livré les voix du passé et qu'une brise nous en éloigne doucement ...
Entre temps, c'est toute la vie au Moyen Age avec les superstitions, l'ignorance, la toute puissance des seigneurs, la pauvreté des paysans, l'oppression des femmes, l'omnipotence de l'église, son intolérance et son dogmatisme qui nous est livrée là, au travers du regard d'Esclarmonde, la révoltée.
J'ai eu un peu de mal à rentrer dans l'histoire de cette fille passionnée qui se voue entièrement à Dieu, tant mon univers personnel en est éloigné ! Mais une fois admise l'omniprésence de la religion à l'époque, une fois accepté ce don de soi comme seule échappatoire à la cruauté des hommes, le roman m'a transportée. Entre fantastique, poésie et réalisme, une très belle lecture.
Si vous n'avez pas lu "le cœur cousu", de la même auteure,  n'hésitez pas, il est de la même veine !
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dimanche 4 mars 2012

Confessions du (pas si) Grand Méchant Loup de Claire Pyatt

Editions Goélette, trad. C. Girard-Audet, 126 p., 2010, 6,65€
Un joli petit roman jeunesse, tout vert, en forme de journal intime et une idée de départ rassurante : le GML (Grand Méchant Loup), Balthazar de son prénom, a été condamné à suivre une cure de désintoxication à la viande dans un centre spécialisé.
Pas si facile ... car, malgré sa bonne volonté et les bons petits plats végétariens de ses amis, le voilà accusé d'avoir dévoré 2 des 3 petits cochons !
Est-il seulement victime de sa mauvaise réputation ? Est-il vraiment coupable ? L'aide de Samson, le 3e petit cochon, suffira-t-elle pour l'innocenter ?

Ce petit monde merveilleux nommé "Livresdecontes" mêle avec humour des personnages tout droit sortis de nos contes traditionnels et des personnages d'heroic-fantasy.
Juste un passage confus à déplorer que je ne peux pas évoquer précisément sans déflorer l'intrigue, mais ça ne dure pas longtemps ...
Pour des lecteurs de CM1/CM2/6ème.
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